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Pourquoi certains enfants régressent à la fin de l’année scolaire.

La fin de l’année scolaire, je l’ai vue se dérouler à maintes reprises dans les écoles. Et chaque année, j’observe la même chose : certains enfants deviennent plus sensibles, plus impulsifs, plus collés à l’adulte. Certains même reviennent à des comportements qu’on croyait derrière eux.

Ce n’est pas un manque d’effort. Ce n’est pas un “recul”. C’est souvent le signe qu’ils vivent la transition plus difficilement.

Quand l’attachement entre en jeu

Lorsqu’un enfant a tissé un lien sécurisant avec son enseignante ou son éducatrice, les dernières semaines peuvent être chargées d’émotions. Il anticipe la séparation d’avec cette figure d’attachement, mais aussi celle qu’il devra faire avec certains de ses amis. Parfois, il ressent cette séparation sans même en avoir pleinement conscience.

Et pour plusieurs enfants, cette période s’accompagne d’une autre réalité : l’arrivée du camp de jour. Ils doivent s’adapter à un nouvel animateur, à de nouvelles règles, à un fonctionnement de groupe souvent très structuré. L’été, pour beaucoup d’enfants d’aujourd’hui, n’est pas synonyme de repos. Ils n’ont pas toujours la chance de vivre la spontanéité du moment présent, de s’ennuyer, de ne plus savoir quoi faire… et d’en venir naturellement à avoir hâte au retour à l’école.

Ce que vit votre enfant intérieurement

Même s’il n’en est pas tout à fait conscient, cette réalité intérieure — mélange d’anticipation, de fatigue et de surcharge émotionnelle — teinte sa façon d’être.

Il ressent :

  • la fin d’une routine qui le sécurisait
  • la séparation à venir avec son enseignante ou son éducatrice
  • un mélange d’excitation et d’inquiétude
  • un besoin accru de proximité, de constance et de douceur

Pour se protéger de la douleur de l’éloignement et de toute cette anticipation, il peut :

  • chercher la confrontation
  • devenir moins patient avec ses amis
  • se détacher brusquement
  • ou régresser dans certaines habiletés, à l’école comme à la maison

Ce n’est pas un rejet. C’est une stratégie affective. Une façon de s’apaiser. Une manière de traverser le changement.

Comment soutenir un enfant en régression?

Voici quelques gestes simples qui peuvent faire une grande différence :

  • rester calme et constant
  • offrir plus de proximité et de réassurance
  • réduire les attentes pendant la transition
  • accueillir ses émotions sans les minimiser

La bonne nouvelle

Lorsque la transition est passée et que la sécurité revient, les habiletés reviennent elles aussi :

  • naturellement
  • progressivement
  • sans pression
  • au rythme de l’enfant

Le développement n’est pas linéaire. Il respire, il avance, il recule un peu… puis il avance encore.

Quand consulter?

Si les comportements persistent au-delà de quelques semaines, ou si vous sentez que votre enfant aurait besoin d’un soutien supplémentaire, un accompagnement professionnel peut être bénéfique.

Vous pouvez m’écrire en message privé pour prendre rendez-vous. Je serai heureuse de vous aider à apaiser votre enfant.

Comment je peux aider

J’accompagne les enfants et leurs parents à comprendre ce qui se passe sous les comportements, à réduire la pression émotionnelle et à retrouver un climat plus doux à la maison. Mon approche est ludique, sécurisante et centrée sur les besoins réels de l’enfant, afin de l’aider à retrouver sa sécurité intérieure et sa capacité naturelle d’adaptation.

Lucie, accompagnante à l’enfance et à la famille

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